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2026

Anagogie

Musée de Lodève

Commissaires : Aurosi Moreno, Cécile Chapelot

Que peut-on attendre et espérer d'un musée ? Peut-être qu'il nous aide, à sa manière, à trouver des racines et des ailes. Des racines, d'abord, pour comprendre ce qui nous relie, ce qui nous précède, ce qui nous constitue.Pour traverser le temps, rencontrer les traces laissées par celles et ceux qui nous ont précédés et reconnaître, dans la diversité des formes et des cultures, ce qu'il y a d'universel en chacun de nous. Puis viennent les ailes.Les ailes de la délectation devant une œuvre d'art, de l'émerveillement devant un fossile de l'empreinte d'une goutte de pluie ou devant une céramique néolithique façonnée par les mains de nos semblables il y a quelque trois mille ans. Les ailes de la connaissance, enfin : celles qui nous permettent de comprendre, de questionner et de regarder le monde autrement.Le travail d'Anouck Manzoni s'inscrit dans cette tension féconde entre les racines et les ailes, entre le terrestre et le céleste, le visible et l'invisible. Invitée par le musée de Lodève à investir les parcours de ses collections permanentes, l'artiste plasticienne nous convie à une plongée dans son univers. Ses formes plastiques mettent en dialogue l'infiniment grand et l'infiniment petit, oscillant entre des formes organiques et rhizomiques en expansion, où il semble n'y avoir ni début ni fin, ni haut ni bas tandis que d'autres ont une nature singulière, une présence autonome et nous font face. Le titre de l'exposition est aussi une invitation au voyage spirituel et à l'introspection: anagogie désignant tantôt une interprétation visant à saisir l'essence ultime des choses, tantôt le ravissement de l'âme dans la contemplation des choses divines.

Cordiale, 2022, 65 x 50 cm
Encre pigmentée sur papier Arches

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Cabinet d'arts graphiques du musée de Lodève

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Je n'aime pas les lignes.Je n'aime pas ce qui nous contraint à être droit, laquête sociétale de la norme.Mon goût vers l'identité, l'affirmation de soi, l'acceptation de ce qui est, en toutes choses, me semble primordial.Chacun de nous perçoit le réel à travers ses propres filtres ce qui nous mène trop souvent à ce que l'on nomme le conflit d'egos.Au delà du réel, il n'y a que l'amour.Ce que pourrait être l'esprit ?Ce qui reste ?Ce qui est vrai ?Ce qui sait au fond de nous que seul l'amour est juste.

Anouck Manzoni

Anagogie, 2026, 2 x 260 x 115 cm
Encre pigmentée sur papier Arches

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Traces du vivant
exposition permanente musée de Lodève

Creation, 2022, 110 x 150 cm
Encre pigmentée sur papier Arches

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D’encens et de Myrrhe

Atelier Lardeur, Paris 6

Commissaire : Pauline Carretta

D’encens et de myrrhe, exposition personnelle d’Anouck Manzoni, est une ode à la terre et au-delà, un parfum des rives, une offrande, un écho de la présence divine en toute chose. L’artiste plasticienne rend ici hommage au vivant, révèle son rayonnement. En son sein, au creux de ses mains, la terre en perpétuelle gestation est source féconde de trésors ardents, de miels et de vignes. Inspirée par la culture d’ancêtres nomades, d’archétypes fondamentaux, de fragrances chamaniques, le goût du sauvage et de l’authentique émane inéluctablement de son oeuvre. Ses dessins et peintures semblent s’évaporer des profondeurs de la terre, réveille le limon de l’esprit, réminiscence des pulsions primordiales, entre transe et extase, comme jaillit la sève des racines à la coupole des arbres. Les valences symboliques de ses traces à base d’encres et de pigments sur papiers Arches, évoquent la “surréalité” d’André Breton, un espace entre rêves et réalités, dans lequel Anouck Manzoni redonne harmonie et liberté à l’homme, une sorte de hiérophanie, où animisme et métempsycose prédominent.

D’encens et de myrrhe, 2025, 110 x 70 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

2025

Au-delà, 2026, 110 x 55 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

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Kodama, 2026, 65 x 45 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

Scytale, 2026, 250 x 114 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

Hindi, 2026, 80 x 110 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

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Métempsycose, 2026, 65 x 45 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

La porteuse d'eau, 2026, 130 x 110 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

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Hiérophanie, 2026, 2 x 200 x 55 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

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Patience dans l’azur

Sotheby’s International, Montpellier Commissaire : Matthieu Faurie

Le titre de l’exposition, emprunté au poème Palme de Paul Valéry, explore la temporalité suspendue, presque cosmique, où l’attente devient un principe créateur, nécessaire à l’inspiration poétique. Cette patience n’est pas inertie : elle est une forme d’intelligence du vivant, une organisation silencieuse du temps. L’œuvre d’Anouck Manzoni se déploie comme une genèse où la matière devient le lieu d’une pensée en formation. À partir d’encres qu’elle élabore elle-même, par des processus de sédimentation, elle laisse advenir des structures organiques, rhizomes, réseaux, empreintes qui semblent à la fois microscopiques et cosmiques. Les formes qu’y apparaissent comme différées, issues d’un temps profond, temps de la matière, de l’eau, des dépôts, ne se donnent jamais immédiatement : elles adviennent. Dans la pratique d’Anouck Manzoni, des structures organiques émergent, flottantes, comme en suspens dans un milieu sidéral. Par le processus de paréidolie, un champ de potentialité apparaît, un espace où le regard cherche, hésite, invente. Ainsi, Patience dans l’azur ne désigne pas seulement une pensée,mais une méthode :• patience du geste qui laisse agir la matière• patience du regard qui accepte de ne pas saisir immédiatement• patience du vivant lui-même, qui se déploie hors de toute précipitationL’exposition propose alors une expérience sensible où l’invisible travaille en silence à la naissance des formes.

Voluptia, 2025, 140 x 114 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

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Patience dans l'azur 1, 2 et 3, 2026, 3 x 114 x 50 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

Steppes, 2026, 80 x 110 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

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Fidélité

Galerie Leneuf - Sinibaldi, Paris 9Commisaire : Jennifer Cambla

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Descansos, 2026, 110 x 80 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

2025

Todas las madres, 2026, 65 x 45 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

Numen, 2026, 45 x 65 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

Vidacita, 2026, 65 x 45 cm

Encre pigmentée sur papier Arches

“Place-moi sur ton bras comme un signe d’honneur ;

Comme un gage d’amour, place-moi sur ton coeur :

Car de la mort, l’amour égale la puissance.

L’amour est fort comme l’enfer ;

Ses lampes sont des feux et des brasiers de flammes ; Les flots des grandes eaux ne pourront l’étouffer ;

Les fleuves ne pourront l’éteindre dans les âmes.

Qu’un homme sacrifie à l’amour tout son bien,

Qu’il lui livre son existence :

Il sert l’amour, tout le reste n’est rien.”

Le Cantique des Cantiques de Salomon 

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